REVENTIN-VAUGRIS mérite mieux que des idées copiées-collées.
Depuis quelques jours, plusieurs habitants nous disent être surpris par les ressemblances frappantes entre certaines de nos propositions et celles de la liste « Un Nouvel Élan ».
Les faits méritent d'être rappelés.
Hervé Rivoire et trois de ses colistiers ont participé pendant plusieurs semaines à des réunions de travail de notre équipe.
Ils ont ainsi eu accès à nos réflexions, à nos projets et aux orientations que nous préparions pour l’avenir du village.
Ils ont ensuite choisi de quitter ce travail collectif, c’est leur liberté.
Mais pour constituer leur propre liste.
Chacun jugera…
Notre programme a été présenté le 26 février.
La profession de foi de la liste « Un Nouvel Élan » a été publiée cinq jours plus tard.
Cinq jours pour découvrir nos propositions — notamment l’espace dédié aux jeunes — et les retrouver aussitôt dans leur propre document.
Dans la vie professionnelle, comment qualifieriez-vous l’attitude d’un collègue qui assiste à vos réunions, copie vos idées, reprend vos travaux — le temps et l’énergie que vous y avez consacrés — puis va les présenter à votre patron pour en récolter le mérite ?
Ce type de comportement, chacun sait le nommer.
Une commune ne se dirige pas en copiant les idées des autres… même si elles sont bonnes.
Elle se dirige avec une vision, une méthode… et droiture intellectuelle.
Le 15 mars, vous aurez à choisir l’équipe à laquelle vous souhaitez confier l’avenir de Reventin-Vaugris.
La halle : rétablir les faits
La halle est une réalisation dont nous sommes fiers.
Elle est le fruit de notre méthode : concertation, réflexion et action.
Sur les points évoqués par la liste d’opposition :
* Nous nous félicitons que la qualité de la conception du bâtiment et la méthode d’isolation — pourtant critiquées à l’origine — rendent inutile la récupération de la chaleur du four pour chauffer le magasin.
* S’agissant des ouvertures, des procédures de recours ont été engagées depuis plusieurs mois contre le maître d’œuvre et l’artisan ayant posé les menuiseries.
Le temps de la justice est parfois long. La commune ne peut intervenir directement, car les contre-expertises doivent constater les dégradations apparues au fil du temps.
Parallèlement, nous restons pleinement mobilisés aux côtés de la commerçante.
Nous travaillons activement à l’agrandissement de la surface de vente et à la création d’une terrasse, afin de renforcer l’attractivité de ce commerce apprécié des habitants.
La halle est une réalité.
Et nous continuerons à la faire évoluer au service des habitants.
Rénovation de l’école : rétablir les faits
La rénovation de l’école a été un chantier titanesque, mené dans un temps extrêmement contraint.
Pour respecter les délais et permettre aux enfants de retrouver leurs classes dans les meilleures conditions, le chantier a été suivi quotidiennement.
Chacun comprendra que sur une rénovation de cette ampleur, quelques réglages et finitions sont toujours nécessaires, même avec un suivi de chantier quotidien comme nous l’avons assuré.
Ainsi, les lots “chauffage” et “menuiserie” ont fait l’objet de réserves lors de la réception du chantier.
Le chauffagiste est intervenu chaque fois que des dysfonctionnements sont apparus afin d’y remédier.
Aucun enfant n’a travaillé avec des moufles et en anorak pendant l’hiver…
Concernant les menuiseries, des interventions sont en cours afin de pouvoir lever les dernières réserves.
Brosser un tableau apocalyptique de la situation travestit la réalité.
Notre rôle est simple : suivre, corriger, intervenir.

Et c’est exactement ce que nous faisons.

Acheter la « cabane » des chasseurs : une « bonne » idée ?

Nous savons et reconnaissons l’utilité du travail des chasseurs et nous souhaitons travailler avec eux à une solution crédible et réaliste.
Regardons froidement LA solution proposée :

La « cabane » des chasseurs est implantée sur un terrain d’environ 1 200 m².

Au vu du prix du m² constructible, c’est un budget minimum de 130 000 €, auquel il faut ajouter le prix du bâtiment — qui n’a rien d’une simple cabane.

Un achat par une commune se fait au prix fixé par l’administration des Domaines.
Le propriétaire accepterait donc de vendre son bien sans connaître le prix que la commune pourra légalement payer ?

Vraiment ?

Il s’agit d’un immeuble ancien en pisé, dont la toiture doit être rénovée, selon les chasseurs eux-mêmes.

Seules des études complémentaires permettront de déterminer les travaux de consolidation nécessaires et les mises aux normes de sécurité pour que ce bâtiment communal puisse accueillir du public — les chasseurs étant juridiquement considérés comme du public.

Car en cas d’accident, la commune devrait indemniser les victimes.

En résumé, ce n’est pas un projet : c’est une aventure.
Zéro chiffrage.
Et zéro concertation…

Réhabilitation de l'ancienne boulangerie : la concertation version opposition
Nous avons l’ambition de créer un lieu dédié aux jeunes.
Nous avons bien entendu pensé à l’ancienne boulangerie.
Mais avant de décider, nous préférons lancer une concertation afin de définir le lieu le plus adapté.
La liste d’opposition propose, elle, de transformer l’ancienne boulangerie en maison des associations — alors qu’il en existe déjà une — maison de la jeunesse, idée dont nous revendiquons la primeur, et des appartements d’urgence à l’étage.
Or, lorsqu’on parle d’hébergement d’urgence, on parle de situations très diverses : femmes battues, situations sociales délicates et accueil de réfugiés.
Un dispositif d’hébergement d’urgence implique des situations difficiles à gérer et un changement permanent des occupants.
Qu’en pensent les riverains ?
De plus, comment refuser l’habitat social au motif que les personnes aux revenus modestes seraient source de problèmes, et proposer dans le même temps un dispositif d’hébergement d’urgence en plein cœur du village ?
Le dernier tract de la liste d’opposition affirme que « la participation citoyenne reste évidemment notre base démocratique ».
Dans le cas présent, on la cherche encore…
En résumé :
Un projet bricolé.
Pire : projet imposé.
Ancienne marbrerie et halte ferroviaire : miroir aux alouettes ?
La liste d’opposition annonce la réhabilitation de l’ancienne marbrerie.
Mais pour y faire quoi exactement ?
Dans leur document papier, « un restaurateur serait déjà intéressé ».
Sur Facebook, il est plutôt question d’un commerce de proximité.
Alors, quel est le vrai projet ?
Un restaurant ?
Avec une terrasse donnant sur la RN7 et des trains à moins de 50 mètres ? Pour concurrencer le restaurant déjà installé à moins de 300 mètres ?
La rénovation serait par ailleurs motivée par « l’arrivée de la halte ferroviaire ».
Une promesse dont on parle depuis plus de vingt ans. Et qui est aujourd’hui à l’arrêt, aucun comité de pilotage réunissant la SNCF, la Région et l’Agglo n’ayant été convoqué depuis 2024.
Si la commune avait réellement la main sur ce dossier, pourquoi les municipalités précédentes auxquelles ont participé certains membres de la liste d’opposition n’ont-elles pas accéléré cette réouverture ?
Dernière question : Isolation, chauffage, menuiseries, mise aux normes…
Qui financera la rénovation complète du bâtiment ? et à quel prix ?
Bien sûr, l’intention de dynamiser le quartier de Vaugris Gare est louable.
Mais cela suppose un projet structuré, réfléchi et budgétisé, répondant à une demande identifiée, et non à une annonce électorale.
Habitat senior : un projet social... ou pas ?
Le débat de fond est toujours utile en démocratie.
Encore faut-il éviter de le provoquer à la veille des élections.
Première précision : la présence de familles est demandée par les seniors concernés eux-mêmes.
Pour beaucoup d’entre eux, les enfants, c’est la vie, c’est l’énergie, et cela compense un peu l’éloignement des petits-enfants.
La liste d’opposition propose un projet “accessible à tous”.
Ah…
Soit il s’agit d’un projet porté par un bailleur social : le plafond de ressources permet alors d’accueillir des retraités aux pensions modestes.
Soit il s’agit d’un projet hors bailleur social : l’opérateur applique alors sa logique économique de rentabilité, donc loyers élevés.
L’image illustrant ce projet alternatif est séduisante sur le papier.
Mais pour un opérateur privé, le calcul est simple : prix du terrain, coût de construction, nombre de logements et frais de structure.
Si le terrain est acheté, les loyers augmentent.
S’il y a peu de logements, les loyers augmentent aussi, en raison des frais propres à ce type de résidence.
Si le bail à construction est court, les loyers augmentent encore.
Au final, quels retraités pourront réellement payer pour y habiter ?
Nous n’opposons pas les retraités entre eux.
Nous avons choisi de prioriser un habitat pour les retraités modestes, tout en laissant toutes les options ouvertes sur les 7 000 m² restants.
Penser une commune, c’est penser à tout… pour tous.
Gestion du patrimoine communal : le grand écart ?
Dans ses projets, la liste d’opposition souhaite valoriser l’ancienne marbrerie pour dynamiser le quartier de Vaugris Gare.
Mais dans le même temps, le quartier du Grand Chemin devrait se passer de cette dynamique, puisque l’ancienne poste serait vendue.
Une telle décision priverait la commune d’un emplacement de premier choix : excellente visibilité, lieu passant, stationnement aisé.
Notre position est claire :
la commune ne doit pas, sauf situation financière exceptionnelle, vendre son patrimoine immobilier.
C’est pourquoi nous avons annulé lors du conseil municipal du mois de janvier une délibération antérieure permettant la vente des locaux de l’ancienne boulangerie.
Car les projets se construisent dans la durée.
Et les ventes précipitées de patrimoine communal sont souvent regrettées par les équipes municipales suivantes.
Pour conclure.
Chères Reventinoises, chers Reventinois,
Ce message sera le dernier que nous publierons dans cette campagne sur les réseaux sociaux.
Il y a deux mois, le 18 janvier, j’ai ouvert, au nom de la liste Rassembler, agir, innover que je conduis, cette page sur les réseaux.
Tout au long de ces semaines, nous vous avons rencontrés, écoutés, et nous vous avons présenté notre programme : un programme précis qui propose une vision d’ensemble pour l’avenir du village, tout en s’intéressant à votre vie quotidienne.
Il concerne aussi bien l’aménagement du cœur de village que celui de nos quartiers.
Il s’agit d’un programme réaliste, car son financement est prévu, et d’un programme qui se déploiera avec vous, car la concertation reste au cœur de notre démarche.
Tout au long de cette campagne, nous avons eu une approche courtoise et constructive, soucieuse du respect des habitants et de notre territoire.
Nous regrettons que le débat ait brusquement changé de ton à la veille du scrutin.
Face à certaines mises en cause, nous avons été contraints de répondre.
Par la polémique ? Non.
Par les faits.
Par la logique et la démonstration.
Les sujets étaient nombreux.
Nous avons choisi de répondre sur les plus importants pour l’avenir de notre commune.
Nous aurions pu, nous aussi, illustrer nos propos par des images générées par l’intelligence artificielle.
Tout était prêt : l’habitat senior, l’aménagement du centre-bourg, l’ancienne boulangerie, l’ancienne poste, le gymnase…
J’ai dit non.
Pourquoi ?
Par déontologie.
Par respect pour les habitants.
Par respect pour l’être humain.
Il y a quelques semaines, un couple a été victime d’une escroquerie après avoir vu sur internet la publicité d’un hôtel illustrée par des images générées par intelligence artificielle.
Les images étaient magnifiques.
Le lieu n’existait pas.
Utiliser des images de synthèse, c’est projeter une vision idéale de la réalité, sans tenir compte des contraintes techniques et financières.
Au final, chacun peut y voir ce qu’il veut.
Nous croyons à l'intelligence humaine,
au travail,
à la loyauté,
et à la force du collectif.
Le choix que vous ferez dimanche engage l’avenir de notre commune.
Ne laissez pas une intelligence artificielle influencer votre vote.
Dimanche 15 mars, chaque voix compte.
La vôtre ira, je l’espère, à une équipe unie, investie et fière de son village.
Edith RUCHON
Tête de liste Rassembler Agir Innover pour Reventin-Vaugris