Avant-propos

Parler d’« otages ».
Évoquer « plusieurs centaines de milliers d’euros ».

Ces mots suscitent l’émotion.

Quand l’émotion l’emporte, elle réduit un dossier complexe à des formules simples.

Vous méritez mieux que ces raccourcis.

Le dossier du demi-échangeur est exigeant. Il touche aux finances publiques, à l’aménagement du territoire et à la qualité de vie des habitants.

Nous vous remercions de prendre le temps d’en lire les éléments factuels.

Le 15 mars, vous pourrez ainsi vous prononcer en toute connaissance de cause.

Echangeur

LE DEMI ECHANGEUR : LES FAITS, EN TOUTE TRANSPARENCE

Les mots ont un sens

Parler d’« otages », c’est évoquer des situations tragiques où des vies sont menacées.

À Reventin-Vaugris, qui a été pris en otage ? Personne.

Il y a eu un débat démocratique, des opinions différentes, et des choix assumés dans le cadre d’un mandat confié par les électeurs en 2020.

Notre position était claire : oui au demi-échangeur, plus au Sud, pour préserver les riverains, la plaine sportive et la vie communale.

 

Quand le flou cherche à remplacer la précision

Dans le dossier du demi-échangeur, la liste d’opposition affirme que « plusieurs centaines de milliers d’euros » auraient été engagés dans « la lutte contre l’échangeur », sans expliquer d’où sort ce montant, et s’interroge sur « le réel bénéfice qu’en a retiré la commune ».

Le procédé est volontairement trompeur : il suggère un gaspillage sans jamais le dire explicitement.

Il jette le doute sur notre capacité à gérer l’argent public et sur la transparence de notre action pour défendre les intérêts des habitants.

 

Les chiffres sont têtus

La transparence dans l’utilisation de l’argent public repose sur une exigence simple : la précision.

La réalité est claire : sur ce dossier, la commune a investi 122 000 €.

Ce chiffre est exact. Il est documenté. Il est assumé.

Ce montant figure dans les bilans de mi-mandat et de mandat, rendus publics et accessibles à chacun.

Sur six ans, ces 122 000 € ont été investis pour défendre la commune et améliorer le projet, soit moins de 1 € par mois et par habitant.

 

La qualité du débat public

Les mots comptent. Les chiffres aussi. La manière de s’en servir plus encore.

Une telle exagération des montants pose nécessairement question :

  • soit elle relève d’un procédé politique destiné à tromper le citoyen
  • soit elle révèle une approximation préoccupante dans la maîtrise des finances publiques.

Dans les deux cas, cela dégrade le débat public.

 

Ce que cet investissement a permis

Ces sommes ont été investies en toute connaissance de cause, dans le cadre de notre démarche clairement assumée, présentées en Conseil municipal et consignées dans des comptes rendus publics.

Elles ont permis de défendre les intérêts de la commune et de respecter le mandat confié par les électeurs en 2020.

Nos démarches ont permis d’obtenir plusieurs avancées concrètes :

- Augmentation de la hauteur du merlon le long des équipements sportifs

- Allongement du mur anti-bruit

- Élargissement du passage réservé aux modes doux sur le pont et mise en place d’une séparation béton

- Rehausse du garde-corps sur le pont

- Maintien des arbres au droit du lotissement de la Plaine

- Création d’une desserte agricole dédiée

- Création d’un nouveau boulodrome

- Ajout de trois bassins de décantation

 

Protection acoustique renforcée pour les riverains et les usagers de la plaine sportive

Réduction supplémentaire des nuisances sonores

Amélioration de la sécurité des piétons et des cyclistes                                                                              

Sécurisation accrue des mobilités douces

Préservation du cadre de vie et de l’intégration paysagère

Prise en compte des intérêts des agriculteurs

Compensation concrète pour les équipements impactés

Renforcement de la protection de la ressource en eau

 

Grâce à cet investissement, la commune a également obtenu une indemnisation financière de 300 000 €, qui sera versée par l’Agglomération.

Cette indemnisation a été validée par le Bureau communautaire lors de ses séances de septembre et octobre 2025.

 

Et la route de l’aérodrome ?

Nous connaissons les désagréments liés aux ralentissements et aux embouteillages aux heures de pointe.

Nous les subissons comme tous les habitants du village.

Certains s’étonnent que ces difficultés persistent sur la RN7 ?

Nous, non.

Dès début 2018, l’étude du cabinet NEOSIS, mandaté par la commune, indiquait que le rond-point « Pâtissier » aurait des difficultés à absorber les flux générés par le demi-échangeur.

Nous sommes donc d’autant plus favorables à la requalification de la route de l’aérodrome que ces travaux permettront de soulager les riverains de la commune du trafic de transit sur la RN7.

Cette route a été dégradée par les travaux liés au demi-échangeur.

Il serait inconcevable que le budget voirie alloué par l’Agglo à la commune, déjà limité, finance la remise en état d’une voie dégradée par un chantier qui ne relève pas de sa responsabilité.

Le projet de requalification et d’élargissement suppose :

- un traitement adapté des accès aux entreprises,

- une prise en compte de l’impact sur les autres voiries communales,

- et une sécurisation effective des modes doux.

Sur cette route, de nombreux piétons et cyclistes sont des habitants du village.

Leur sécurité doit être pleinement garantie face à l’augmentation du trafic de transit et au passage régulier de poids lourds.

Ce dossier implique des études complémentaires, des procédures foncières et des arbitrages financiers importants, pour un coût estimé à près de 2 millions d’euros.

Un tel projet suppose du temps.

Imaginer une réalisation rapide revient à ignorer la réalité.

 

Notre responsabilité

Il est surprenant que la critique émane aujourd’hui de celles et ceux qui ont soutenu cette démarche pendant plusieurs années, jusqu’au moment où ils ont décidé de présenter une liste d’opposition.

Être élu, c’est dire ce que l’on fait, faire ce que l’on dit, et en répondre.

Les faits sont les faits.

Ils font la différence entre ceux qui commentent et ceux qui agissent.